TRAITEMENT CHIRURGICAL DES HERNIES DE L’AINE : QUEL TYPE DE PROTHESE A CHOISIR ?

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La tunisie chirurgicale - 2021 ; Vol 2021

Resumé

La cure par prothèse des hernies de l’aine représente le gold standard dans le traitement des hernies de l’aine. La voie d’abord peut-être classique ou laparoscopique. Plusieurs types de prothèse ont été conçu : prothèses biologiques ou synthétiques ; prothèses à poids léger ou à poids lourd ; prothèse à ports étroits ou larges ; prothèses auto-adhésives... A travers une revue systématique de la littérature, on se propose de déterminer le type de prothèse à choisir au cours des cures de hernies de l’aines.

Une recherche bibliographique a été effectué par deux auteurs différents, dans les bases de données Medline, Cochrane et Scopus dans les deux langues française et anglaise avec les mots mesh : « prothèsechirurgicale ‘AND’ hernie de l’aine », et ceux pour une durée de 5 ans depuis janvier 2013 jusqu’à Février 2018.Nous avons inclus que les essais randomisés, méta analyses, les revues systématiques de la littérature et les recommandations des sociétés savantes. Les études non comparatives et les études non randomisées n’ont pas été incluses.Toutes les études répondant aux critères d’inclusion ont été évaluées sur le plan méthodologique par deux auteurs (HR, AT). Ainsi 16 articles était inclus.La qualité des essais randomisés a été évaluée à l’aide du score Jadad.

Mots Clés

Prothèse ;hernie de l’aine ; traitement chirurgical ; résultats.

Introduction :

La curepar prothèse représente le gold standard dans le traitement des hernies de l’aine (1). La voie d’abord peut-être classique ou laparoscopique (1). Plusieurs types de prothèse ont été conçu : prothèses biologiques ou synthétiques ; prothèses à poids léger ou à poids lourd ; prothèse à ports étroits ou larges ; prothèses auto-adhésives...

Article

  1. But :

A travers une revue systématique de la littérature, on se propose de déterminer le type de prothèse à choisir au cours des cures de hernies de l’aines.

  1. Matériels et méthodes :
    1.  Recherche bibliographique :

Une recherchebibliographique a été effectué par deux auteurs différents, dans les bases de données Medline, Cochrane et Scopus dans les deux langues française et anglaise avec les mots mesh : « prothèsechirurgicale ‘AND’ hernie de l’aine », et ceux pour une durée de 5 ans depuis janvier 2013 jusqu’à Février 2018.

    1. Critères d’inclusion et d’exclusion des articles :

Nous avons inclus que les essais randomisés, méta analyses, les revues systématiques de la littérature et les recommandations des sociétés savantes.

Les études non comparatives et les études non randomisées n’ont pas été incluses.

    1. Critères de jugement :

Les critères de jugement étaient :

  • Durée opératoire
  • Complications post opératoires immédiates : hématome, séroma, rétention d’urine...
  • Douleurs chroniques en post opératoires
  • Durée de séjour hospitalier
  • Récidives
    1. Evaluation de la méthodologie des articles :

Toutes les études répondant aux critères d’inclusion ont été évaluées sur le plan méthodologique par deux auteurs (HR, AT). La qualité des essais randomisés a été évaluée à l’aide du score Jadad(2)(tableau I).

  1. Résultats :

Nous avons trouvé 134 articles. On a exclu les études dont le titre ne correspond pas au choix du type de prothèse, les articles sous forme « d’abstract » publié, les articles doublés et les essais contrôlés randomisés (ECR) inclus dans des méta analyses. Ainsi 16 articles était inclus et qui avaient étudié le type de prothèse dans le traitement chirurgicales des hernies de l’aine (figure 1).

  1. Types de prothèses :

Plusieurs types de prothèse ont été conçu :

  • Selon le poids : On distingue les prothèses à poids léger(30 à 40 g/m2) (Ultrapro,polypropylène, VYPRO, VYPRO II, Polyglactin…) et ceux à poids lourd(75 à 220 g/m2)(polypropylène standard).
  • Selon la fixation : prothèses auto-adhésives : enpolypropylène ou en polyester (Parietene ProGrip et Parietex ProGrip mesh, Medtronic) et prothèses non auto-adhésives.
  • Selon la taille des pores : On distingue les prothèses à ports étroit (1mm) et ceux à ports larges (3 à 4 mm).
  • Selon l’origine : prothèses biologiques (porcine) et prothèses synthétiques.
  • Prothèses partiellement absorbables et prothèses non absorbables.
  1. Prothèses à poids léger Vs à poids lourd

Deux méta analyses (3, 4)et cinq essais contrôlés randomisés (5-9)incluant 5921 patients présentant une hernie de l’aine opéré par voie classique selon la technique de Lichtenstein (2608 patients) ou plug (182 patients), ou par voie laparoscopique (3131 patients) se sont intéressées à la comparaison des résultats post opératoires immédiats et à long termes des prothèses à poids légers (3611 patients) et ceux à poids lourds (2310 patients) (tableau II). Deux méta analyses (3, 4) et trois essais randomisés(5-7)avaient conclu à la supériorité de la prothèse à poids léger en termes de douleurs chroniques post opératoires et de sensation de corps étranger. Cependant, il n’y avait pas de différence statistiquement significative en termes de durée opératoire, complications post opératoires, durée de séjour hospitalier, délai de reprise du travail et de récidive. Contrairement, un essai contrôlé randomisé (TULP) publié en 2016 (8) ayant inclus 950 patients opérés par voie laparoscopique, avait conclu à de douleurs chroniques post opératoires et de récidive à 2 anssignificativement plus élevée dans le groupe prothèse à poids léger (3% vs 0,9% ; p = 0,03 et 2,7% vs 0,8% ; p = 0.03 respectivement).

Un autre essai randomisé publié en 2016 par Donati et al(9) avait inclus 61 cas de cure de hernies par voie classique selon la technique de Lichtenstein (29 dans le groupe prothèses à poids léger Vs 32 dans le deuxième groupe). Les auteurs avaient conclu que le taux de réponse inflammatoire et de stresse oxydative était statistiquement moins élevé dans le groupe prothèses à poids léger, ce qui pourrait expliquer les résultats de l’essai TULIP (plus de récidive dans le groupe prothèses à poids léger) (8).

Les prothèses à poids léger seraient moins pourvoyeuses de douleurs chroniques et de sensation de corps étranger en post opératoires. Cependant, il n’a pas de différence entre les ces deux types de prothèses en termes de durée opératoire, complications post opératoires, durée de séjour hospitalier, délai de reprise du travail et de récidive.   

  1. Prothèses auto-adhésives Vs non auto-adhésives

Un essai randomisé publié par Bower et al en 2015(10) incluant 47 patients opérés pour hernie inguinale par voie laparoscopique extra péritonéale (31 prothèses auto-adhésives vs 16 prothèses à poids légers en polypropylène fixées à l’aided’un Protack™, les auteurs avaient conclu que la durée opératoire était similaire entre les deux groupes (59,6 ±23,1 minutes VS 62,4 ± 26,7 minutes ; p = 0,705), cependant, la durée de manipulation de la prothèse était plus longue dans le groupe auto-adhésive mais sans que la différence ne soit statistiquement significative (5,4 ± 3,1 minutes vs 7,3 ± 3,9 minutes ; p = 0,053). En outre, il n’y avait pas de différence statistiquement significative entre les deux groupes en termes de douleurs post opératoires et de récidive.

Un deuxième essai randomisé publié en 2017 par Cadanova et al (11)incluant 238 patients, avait comparé un groupe de 116 patients opérés selon la technique de Lichtenstein avec des prothèses auto-adhésives (ProGrip®) Vs 122 patients opérés par voie trans inguinale pré péritonéale (TIPP) avec des prothèses non auto-adhésives (Polysoft®). Le critère de jugement principal était les douleurs chroniques post opératoires. Si les auteurs avaient conclu à un taux de douleurs post opératoiressignificativement moins élevé dans le groupe prothèses non auto-adhésives (p = 0,024 ; p = 0,031respectivement à 2 semaines et à 3mois). Maisil n’y avait pas de différence statistiquement significative entre les deux groupes en termes de douleurs chroniques post opératoires au-delà de 1 année (p = 0,5). En plus, les prothèses non auto-adhésives étaient associées à un taux de complications post opératoire significativement moins élevé (36,1% vs 56,9% : p = 0,001). En outre, concernant les objectifs secondaires de cet essai, les deux groupes étaient comparables en termes de durée opératoires, séjour hospitalier et taux de récidive. Un autre essai randomisé publié au cours de la même année(12),avait conclu à l’absence de supériorité des prothèses auto-adhésives en termes de douleurs chroniques à 3 ans (28,6% vs 41,3%, RR :1.45, 95 % CI [0.91, 2.29] ; p = 0,108), de sensation de corps étranger et de récidive (p =0,36 ; p = 0,168 respectivement). Deux méta analyses publiées respectivement en 2017 et 2018 (13, 14) avaient confirmé ces constatations en concluant à l’absence de différence statistiquement significative entre ces deux groupes en termes de douleurs chroniques post opératoires, de sensation de corps étranger, de récidive et de complication, cependant, la durée opératoire était plus courte dans le groupe prothèses auto-adhésives (tableau III).

Bien que la durée opératoire semble être plus courte avec les prothèses auto-adhésives, celles-ci seraient équivalentes à celles non auto-adhésives en termes de douleurs chroniques, complications, sensation de corps étranger et récidive.

  1. Prothèses à ports étroits Vs prothèses à ports larges :

Une méta analyse publiée par Seker et al en 2013(15) avait inclus 41 études avec près de 8260 patients. Le critère de jugement principal était les récidives post opératoires. Les auteurs avaient conclu que les prothèses à ports larges seraient moins pourvoyeuses de récidives avec une différence statistiquement significative avec un recul de plus de 1 année (p < 0,001).

Cependant, un essai randomisé publié par Nikkolo et al en 2014(16)avait inclus 134 patients : 67 dans le groupe prothèses à ports étroits (1 mm) et 67 dans le groupe prothèse à ports larges (3 à 4 mm). Les auteurs avaient conclu que les prothèses à ports larges seraient à l’origine d’un taux de douleurs chroniques post opératoire plus élevé mais sans que la différence ne soit statistiquement significative entre les deux groupes à 6 mois (34,3% vs 46,3, p = 0,165). En outre, l’utilisation de ces prothèses à ports larges serait associée à une sensation de corps étrangers plus fréquentes (47,8% vs 31,3% ; p = 0,0052).

Les prothèses à ports larges (3-4mm) sont associées à un taux de récidive moins fréquent.   

  1. Prothèses biologiques Vs prothèses synthétiques

Une méta analyse récente publiée en 2015 par Fang et al(17), avait inclus 5 essai randomisée avec un total de 382 patients (179 patients dans le groupe prothèse biologique et 203 patients dans le groupe prothèse synthétiques). Le groupe prothèse biologique avait présenté un taux de douleurs chroniques post opératoire moindre mais sans que la différence ne soit statistiquement significative (9,5% Vs 15% ; p = 0,06), Il n’y avait pas de différence statistiquement significative entre les deux groupes en termes d’hématome en post opératoire (8 vs 5 % ; p = 0.23) et du taux de récidive (1,6 % vs 0,5% ; p = 0.38). Cependant, l’incidence de séromaétait significativement plus élevée dans le groupe prothèse biologique (9,5% vs 3,5% ; p = 0.03). La durée opératoire moyenne était significativement plus longue dans le groupe prothèse biologique (72,4 mn vs21,5 mn ; p = 0.03).

Les prothèses synthétiques sont associées à une durée opératoire et un taux de séroma moins élevé comparées aux prothèses biologiques.   

  1. Recommandations des sociétés savantes :

Selon les recommandations de la société européenne de hernie concernant lacure de hernie chez l’adulte publiées en 2014 (1), les auteurs concluaient avec un niveau de preuve 1B que les prothèses à poids léger présentent certains avantages par rapport à la douleur chronique et la sensation de corps étranger à 5 ans en post opératoires.

L’utilisation de ces prothèses à poids léger et à ports larges (>1,000 µm) dans les cures de hernies par voie classique est conseillé (grade de recommandation B).

  1.  Conclusion :

Au terme de cette revue systématique de la littérature, on conclut que les prothèses à poids léger seraient moins pourvoyeuses de douleurs chroniques et de sensation de corps étranger en post opératoires. Les prothèses à ports larges (3-4mm) sont associées à un taux de récidive moins fréquent. Les prothèses synthétiques sont associées à une durée opératoire et un taux de séroma moins élevé comparées aux prothèses biologiques. Les prothèses auto-adhésives seraient équivalentes à celles non auto-adhésives hormis une durée opératoire plus coute.

Ainsi les prothèses synthétiques à poids léger et à ports larges qu’elles soient auto-adhésives ou pas, seraient les plus recommandées.

Tableau I : Evaluation des essais contrôlés randomisés par le score de Jadad.

Tableau II : résultats des différentes études de la littérature comparant les prothèses à poids léger VS à poids lourds.

Tableau III : résultats des différentes études de la littérature comparant les prothèses auto-adhésives et non auto-adhésives.

 

Conflits d’intérêts : aucun.

 

 

Références

  1. Miserez M, Peeters E, Aufenacker T, Bouillot J L, Campanelli G, Conze J, et al. Update with level 1 studies of the European Hernia Society guidelines on the treatment of inguinal hernia in adult patients. Hernia 2014 ; 18: 151–163.
  2. Jadad AR, Moore RA, Caroll D et al. Assessing the quality of reports of randomized clinical trials : is blinding necessary ? Control Clin Trials 1996 ; 17 : 1-12.
  3. Zhong C, Wu B, Yang Z, Deng X, Kang J, Guo B, Fan Y. A Meta-analysis Comparing Lightweight Meshes With Heavyweight Meshes in Lichtenstein Inguinal Hernia Repair. Surgical Innovation 2013 ; 20 (1) : 24–31.
  4. Sajid M S, Kalra L, Parampalli U, Sains P S, Baig M K. A systematic review and meta-analysis evaluating the effectiveness of lightweight mesh against heavyweight mesh in influencing the incidence of chronic groin pain following laparoscopic inguinal hernia repair. Am J Surg 2013 ; 205 (6) : 726-36.
  5. Kenary A Y, Afshi S N Amoli H Q, Notash A Y, Borjian A, Notash Jr A Y, et al. Randomized clinical trial comparing lightweight mesh with heavyweight mesh for primary inguinal hernia repair. Hernia 2013 ; 17 : 471–477.
  6. Hirose T, Takayama Y, Komatsu S, Shingu Y, Sakamoto E, Norimizu S. H. Hasegawa. Randomized clinical trial comparing lightweight or heavyweight mesh for mesh plug repair of primary inguinal hernia. Hernia. 2014 ;18(2) : 213-9.
  7. Demetrashvili Z, Khutsishvili K, Pipia I, Kenchadze G, Ekaladze E. Standard polypropylene mesh vs lightweight mesh for Lichtenstein repair of primary inguinal hernia: A randomized controlled trial. International Journal of Surgery 2014 ; 12 : 1380-1384.
  8. Burgmans J P J, Voorbrood C E H, Simmermacher R K J, Schouten N, Smakman N, et al. Long-term Results of a Randomized Double-blinded Prospective Trial of a Lightweight (Ultrapro) Versus a Heavyweight Mesh (Prolene) in Laparoscopic Total Extraperitoneal Inguinal Hernia Repair (TULP-trial). Annals of Surgery 2016 ; 263 (5) : 862-66.
  9. Donati M, Brancato G, Grosso G, Li Volti G, La Camera G, Cardì F, et al. Immunological reaction and oxidative stress after light or heavy polypropylene mesh implantation in inguinal hernioplasty A CONSORT-prospective, randomized, clinical trial. Medicine 2016 ; 95 (24) : e3791.
  10. Bower C, Hazey JW, Jones EL, Perry KA, Davenport DL, Roth JS. Laparoscopic Inguinal Hernia Repair With a Novel Hernia Mesh Incorporating a Nitinol Alloy Frame Compared With a Standard Lightweight Polypropylene Mesh. Surg Innov 2015 ; 22 (5) : 508-13.
  11. Čadanová D, Van Dijk JP, Mollen RMHG. The transinguinal preperitoneal technique (TIPP) in inguinal hernia repair does not cause less chronic pain in relation to the ProGrip technique : a prospective double-blind randomized clinical trial comparing the TIPP technique, using the PolySoft mesh, with the ProGrip self-fixing semi-resorbable mesh. Hernia 2017 ; 21 (1) : 17-27.
  12. Nikkolo C, Vaasna T, Murruste M, Suumann J, Kirsimägi Ü, Seepter H, et al. Three-year results of a randomized study comparing self-gripping mesh with sutured mesh in open inguinal hernia repair. J Surg Reserch 2017 ; 209 : 139-144.
  13. Ismail A, Abushouk A I, Elmaraezy A, Abdelkarim A H, Shehata M, Abozaid M, et al. Self-gripping versus sutured mesh fixation methods for open inguinal hernia repair: A systematic review of clinical trials and observational studies. Surgery 2017 ; 162(1) :18-36.
  14. Molegraaf M, Kaufmann R, and Lange J. Comparison of self-gripping mesh and sutured mesh in open inguinal hernia repair : A meta-analysis of long-term results. Surgery 2018 ; 163 (2) : 351-360.
  15. Seker D, Oztuna D, Kulacoglu H, Genc Y, Akcil M. Mesh size in Lichtenstein repair : a systematic review and meta-analysis to determine the importance of mesh size. Hernia 2013 ; 17 : 167–175.
  16. Nikkolo C, Vaasna T, Murruste M, Seepter H, Kirsima U, Lepner U. Randomized clinical study evaluating the impact of mesh pore size on chronic pain after Lichtenstein hernioplasty.journnal of surgical research2014 ; 191 (2) : 311-317.
  17. Fang Z, Ren F, Zhou J and Tian J. Biologic mesh versus synthetic mesh in open inguinal hernia repair: system review and meta-analysis. ANZ J Surg 2015 ; 85 : 910–916.

 

 

 

 

Tableau 1 : Evaluation des essais contrôlés randomisés par le score de Jadad (2)

Etude

Randomisation

Aveugle/Double aveugle

Sort connu tous les malades

Score Jadad

Kenary (5)

2

2

1

5

Hirose (6)

2

0

1

3

Demetrashvili (7)

2

2

1

5

TULP (8)

2

2

1

5

Donati M (9)

2

2

1

5

Bower (10)

2

0

1

3

Cadanova (11)

2

2

1

5

Nikkolo (12)

2

0

1

3

Nikkolo (16)

2

0

1

3

 

Tableau 2 : résultats des différentes études de la littérature comparant les prothèses à poids léger VS à poids lourds.

Auteurs

Année

Type d’étude

N

Résultats

p

 

Zhong et al (3)

 

2013

 

Méta analyse (Lichtenstein)

11 RC

2231 PS

Douleurs chroniques

0,0004*

Sensation de corps étranger

0,0007*

Récidive, hématome, séroma, rétention urinaire et atrophie testiculaire.

NS

 

 

Sajid et al (4)

 

 

2013

 

 

Méta analyse (Laparoscopie)

 

 

11 RC

2189 PS

Score de la douleur

<0,04*

Complications

<0,04*

Sensation de corps étranger

0,007*

Récidive, reprise du travail, durée opératoire

NS

 

Kenary et al (5)

 

2013

 

ECR

(Lichtenstein)

110 PS

Sensation de corps étranger

0,007*

Hématome, séjour hospitalier, récidive, reprise du travail

NS

 

Hirose et al (6)

 

2014

 

ECR

(Plug)

 

182 PS

Sensation de corps étranger

0,013*

Durée opératoire, douleurs post opératoires et séjour hospitalier

 

NS

 

Demetrashvili et al (7)

 

2014

 

ECR

(Lichtenstein)

 

198 PS

Sensation de corps étranger

0,02*

Complications, douleurs, récidive.

NS

 

TULP (8)

 

2016

ECR

(Laparoscopie : TEP)

950 PS

Douleurs chroniques

0,03**

Récidive

0,03**

Sensation de corps étranger, qualité de vie.

NS

 

Donati et al (9)

 

2016

 

ECR

(Lichtenstein)

 

61 PS

Marqueurs de l’inflammation

 

IL6

0,8

TNF α

<0,01**

Marqueurs de stress oxydative

GSH

<0,01**

LOOH

0,01**

ECR : essai contrôlé randomisé ; PS : patient ; TEP : cure de hernie inguinale par voie extra péritonéale ; IL : interleukine ; TNF : facteur de nécrose tumorale ; GSH : glutathion réduit ; LOOH : peroxydation lipidique ; NS : différence statistiquement non significative.

* : Résultat en faveur des prothèses à poids léger.

** : Résultat en faveur des prothèses à poids lourd.

 

Tableau 3 : résultats des différentes études de la littérature comparant les prothèses auto-adhésives et non auto-adhésives.

Auteurs

Année

Type d’étude

N

Résultats

p

Bower et al (10)

2015

ECR

(Laparoscopie : TEP)

47 PS

Durée opératoire, douleurs, récidive

NS

 

 

Cadanova et al (11)

 

 

2017

 

ECR

(transinguinale: TIPP Vs Lichtenstein)

 

 

238 PS

Douleurs à 2 semaines et à 3 mois

0,024 ; 0,031 **

Complications

0,001**

Douleurs chroniques > 1an, durée opératoire, séjour hospitalier et récidive

 

NS

Nikkolo et al (12)

2017

ECR

(Voie classique)

145 PS

Douleurs chroniques, sensation de corps étranger et récidive

 

NS

 

 

Ismail et al  (13)

 

 

2017

Méta analyse

12 ECR

+

5 cohortes

(Voie classique)

 

 

3722 PS

Durée opératoire

<0,0001*

Douleurs chroniques, infection post op, hématome, rétention urinaire et récidive.

 

NS

Molegraaf et al (14)

2018

Méta analyse

10 ECR

(Voie classique)

2541 PS

Durée opératoire

<0,00001*

Douleurs chroniques, sensation de corps étranger et récidive

 

NS

ECR : essai contrôlé randomisé ; PS : patient ; TEP : cure de hernie inguinale par voie extra péritonéale ; NS : différence statistiquement non significative.

* : Résultat en faveur des prothèses auto-adhésives.

** : Résultat en faveur des prothèses non auto-adhésives.