Résultat fonctionnel du traitement chirurgical des fractures de l’extrémité distale du radius à déplacement postérieur chez le sujet âgé

jlidi med | Bouaicha W | BenAmmar A | Lamouchi M | Daas S |

La tunisie chirurgicale - 2022 ; Vol 2022

Resumé

Introduction

Parmi les fractures du sujet âgé, les fractures du radius distal représentent une localisation fréquente de l’ostéoporose : il a été montré que 85% des femmes âgées victimes d’une fracture de Pouteau Colles avaient une densité minérale osseuse (DMO) basse.

Le traitement de ces fractures, lorsqu’il est chirurgical, est rendu difficile par la fragilité osseuse. Actuellement, la chirurgie des fractures du radius inférieur  fait appel essentiellement à l’embrochage intra et extra-focal ou à la fixation interne par plaque palmaire ou à la ligamentotaxis par fixation externe.

Méthodes :

Il s’agit d’une série de 99 malades. L’âge moyen était de 69 ans, sex ratio de 2F /1H.

Seulement les fractures a déplacement postérieur ont été étudiées et ont été classées selon la classification MEU de Laulan : la composante métaphysaire de M0 à M4, la composante épiphysaire de E0 à E4 et la composante ulnaire de U0 à U4. Il s’agissait des fractures extra-articulaires dans 32% des cas, la fracture avec comminution métaphysaire hémi-circonférentielle (M3) est retrouvé dans 71%.

Résultats :

Au recul minimal de 5 ans nos résultats ont été évaluées selon les critères subjectifs ayant porté sur le degré de satisfaction du patient, sur les critères de Quick DASH, des critères cliniques selon le score de Herzberg et de Gartland et Werley, et des critères radiologiques selon le score de Castaing. Nos résultats étaient comparables à ceux de la littérature.

78%des patients étaient satisfaits, un score de DASH moyen à 15,3, un score de Herzberg moyen à 110,4 et un score global de Gartland et Werley moyen à 22.

Pour le score radiologique, nous avons retrouvé une moyenne à 4,1.

Au dernier recul, nous avons retrouvé 18% cas d’algodystrophie.

Discussion :

Le nombre des fractures chez le sujet âgé est en nette croissance par rapport à celui chez l’adulte jeune. Ceci est expliqué d’une part par l’augmentation de l’espérance de vie et l’absence de prévention de l’ostéoporose. 

La prédominance féminine sera expliquée par la ménopause.

Le traitement de ce type de fractures surtout chez les patients ayant un os porotique est considéré comme un challenge au praticien pour l’obtention d’un bon résultat. Les publications de la dernière décennie sont en faveur d’un traitement par plaque antérieure même si les résultats à long terme n’ont pas montré leur supériorité mais le taux de complications est nettement diminué ainsi que la durée d’immobilisation.

 

Mots Clés

fracture de l’extrémité inférieure du radius, ostéosynthèse, plaque, broche, fixateur externe, résultat fonctionne, résultat radiologique

Introduction :

Les personnes âgées  représentent une part de plus en plus importante de la population en raison de l’augmentation de l’espérance de vie. Cette population est fréquemment touchée par l’ostéoporose. Parmi les fractures du sujet âgé, les fractures du radius distal (FRD) représentent une localisation fréquente de l’ostéoporose : il a été montré que 85% des femmes âgées victimes d’une fracture de Pouteau Colles avaient une densité minérale osseuse (DMO) basse[1].

Le traitement chirurgical est difficile. De faite de l’ostéoporose qui présente, elle favorise des fractures comminutives et des montages précaires.

L’objectif du notre travail est d’évaluer le résultat fonctionnel, clinique et radiologique du traitement chirurgical des fractures de l’extrémité distale du radius à bascule postérieur chez les sujets âgées et comparer les résultats selon les différents moyens d’ostéosynthèse.

Article

Matériels et méthodes :

 

Il s’agit d’une étude rétrospective mené au service d’orthopédie et traumatologie Mohamed Taher Maamouri à Nabeul entre 2013 et 2015.

Nous avons inclus tous les patients ayant un âge plus de 60 ans qui présentent une FRD à déplacement postérieur traitée chirurgicalement avec un recul minimum de 5 ans. Nous avons exclus un âge inférieur à 60 ans, un autre type de déplacement, un recul inférieur à 5 ans et un dossier inexploitable ou patient perdu de vue ou suivi incomplet.

Toutes les fractures ont présenté un déplacement postérieur et ont été classées selon la classification MEU de Laulan [2]: la composante métaphysaire de M0 à M4 (comminution), la composante épiphysaire de E0 à E4 (fracture articulaire) et la composante ulnaire de U0 à U4.

Plusieurs méthodes chirurgicales ont été utilisées dans notre série : l’embrochage, le ligamentotaxis par fixateur externe isolé ou associé à un embrochage et l’ostéosynthèse par plaque vissée antérieure.

Tous les patients ont été convoqués pour une évaluation fonctionnelle, clinique et radiologique.

L’évaluation fonctionnelle a étudiée le degré de satisfaction du patient, on a utilisé le score de Quick DASH [4] : il étudie 11 items basé sur le ressenti fonctionnel du patient (l’intensité des douleurs, l’existence de plaintes type fourmillement et/ou picotement, une gêne fonctionnelle lors du travailou lors des activités quotidiennes. Ce score ne prend pas en considération ni les facteurs objectifs tels la mobilité et  la force ni les critères radiologiques.

L’évaluation clinique étudie la mobilité articulaire et la force de serrage par rapport au côté contre latéral. On a utilisé le score de Herzberg qui se base sur des critères de la mobilité, de la force, de la douleur et de la gêne ressentie par lepatient.

Pour une évaluation globale du résultat, nous avons utilisés la classification de Gartland et Werley[3], qui à partir des données cliniquessubjectifs et objectifs et des résultats radiologiques au recul, établit un score pour le résultat final.

L’évaluation radiologique est adoptée par les critères de Castaing qui prend en considération la bascule frontale, la bascule sagittale, l’index radio-ulnaire distal et l’interligne articulaire radio carpienne.

Au dernier recul, on recherche une complication ayant émaillée l’évolution de la fracture notamment la survenue d’une algoneurodystrophie.

 

Résultats :

 

Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 99 patients (exclus 32 patients),  d’âge moyen de 69 ans  (60 à 94 ans), 64 femmes et 35 hommes ont été opérés dans une même structure entre 2007 et 2009. Les patients ont été revus par un opérateur indépendant, chirurgie de service, avec un recul moyen de 6 ans (5 à 7 ans).

Les accidents domestiques représentent le mécanisme le plus fréquent (95%  des cas).

Dans 95% des cas les radiographies initiales révélaient une hyper transparence osseuse témoignant d’une densité osseuse diminuée. Seulement 18 patients  avaient une ostéopénie confirmée par une ostéodensitométrie. Ces patients ont des antécédents des fractures ostéoporotiques (fracture du col du fémur ou fracture du rachis).

Il s’agissait des fractures extra-articulaires dans 32 % des cas, la fracture avec comminution métaphysaire hémi-circonférentielle (M3) est retrouvé dans 71%.  72% de la population présente une comminution épiphyso métaphysaire type 3 ou 4 de Laulan. Une lésion ulnaire associée est 62% des cas.

Le type de synthèse dépend essentiellement de l’anatomopathologie des fractures. 81% des fractures sont traitées par embrochage, 7% par fixateur externe et 12% des fractures par plaque antérieure verrouillée ou non, posé par voie d’Henry. Le type d’embrochage le plus utilisé est bi styloïdien. L’immobilisation post opératoire était indiqué pour tous les patients ayant eu une ostéosynthèse par broches. La durée moyenne était 35 jours. Les patients opérés par plaque antérieure ont eu une immobilisation moyenne  de 10 jours. La durée moyenne de port de fixateur externe était de 41 jours. La rééducation a été largement prescrite (93% des cas).

  1. Évaluation fonctionnelle :

Dans notre série, 78% des patients étaient satisfaits de leur fonction du poignet après 5 ans de recul.

La douleur ne parait pas comme étant un critère péjoratif pour les résultats. Au dernier recul, 68% des patients ne présentent aucune douleur.

Le score de DASH moyen était de 15,3. Dans  55% des cas le résultat était satisfaisant. Il était faible pour les patients traités par plaque antérieure avec un score moyen à 12,7 contre  15,2 et 17,1   respectivement pour ceux traités par broches et par fixateur externe (figure 1).

  1. Évaluation clinique :

Les patients traités par plaque antérieure récupéraient une extension du poignet presque complète par rapport à ceux traités par broches ou fixateurs externe mais cette différence n’était pas statiquement significative (tableau 1).

La force de serrage récupérée par le patient au plus grand recul était meilleure lorsqu’il est traité par plaque (tableau 1).

Le score d’Herzberg moyen était de 110,4. Les résultats sont satisfaisants dans 70,2% des cas.

Le score de Herzberg était significativement meilleur chez les patients traités par plaque (p=0,005), avec un score moyen à 117,3 contre 109,4pour ceux traités par broches et seulement 104,7 pour ceux traités par fixateur externe (figure 1).

Le score moyen de Gartland et Werley moyen était de 22. Les résultats étaient satisfaisants dans 73,4% des cas. Le score de Gartland et Werleyétait meilleur avec le traitement par plaque (figure 1).

  1. Évaluation radiologique :

L’analyse des résultats anatomiques a été étudiée selon les critères de Castaing à partir des quels la qualité de la réduction était satisfaisante (excellents et bons) dans 79,8% des cas. Le score moyen était à 4,1.

Au dernier recul nous avons noté une inclinaison frontale moyenne à 24,1°.L’inclinaison sagittale moyenne était de 4,3°. Nous avons noté une réduction normale dans 54 % des cas.La variance ulnaire moyenne était à 1,8°.

Les différents paramètres radiologiques sont représentés par la figure 2.

  1. Corrélation radio clinique :

Le score de Herzberg était meilleur lorsque l’angle  de la pente sagittale est compris entre 0° et 15° mais la différence était statistiquement non significative. Par ailleurs ce paramètre intervenait sur la qualité des résultats globaux puisque les fractures qui ont consolidé avec une inclinaison radiale sagittale comprise entre 0° et 15° avaient un score de Gartland et Werley moyen à points soit 68 % des résultats satisfaisants. Pour les 32% des cas qui ont des résultats non satisfaisants, le mouvement le plus affecté était la prono-supination.

Le score radiologique le plus favorable a été retrouvé lorsque la pente sagittale se situait entre 0° et 15°.

Les scores fonctionnels étaient plus favorables à 5 ans lorsque la variance ulnaire est inférieure à 2 mm.

Par ailleurs, une imperfection anatomique n’engendre pas toujours un mauvais résultat fonctionnel. Dans notre série, plus que la moitié des résultats anatomiques non satisfaisants (26%) ont donné des résultats fonctionnels satisfaisants (10,5%).

  1. Complications:

L’algodystrophie était un élément pourvoyeur de mauvais résultats fonctionnels, cliniques et anatomiques ; il était retrouvé dans 18 % des cas. Il survenait préférentiellement lorsque le patient est traité par fixateur externe avec un taux de 42% avec une différence significative par rapport les autres types d’ostéosynthèse. La prédominance féminine était nette avec un pourcentage de 72%.

13 patients ont des poignets raides en flexion, 11 patients sont traités par fixateur externe.

L’instabilité radio-ulnaire distal est retrouvé chez 11% des patients, la majorité des cas sont de sexe féminin.

Aucun cas du syndrome du canal carpien n’est décrit dans notre série.

Pour une meilleure analyse des résultats anatomiques, au dernier recul, nous avons eu recours aux critères de CHILOT [6] qui considère qu’il y a une cal vicieux chaque fois qu’on a : une bascule frontale résiduelle <20°, une inclinaison sagittale résiduelle < 0° au > 15°, une impaction de l’index radio cubital de plus de 2 mm et une marche d’escalier articulaire résiduelle ≥ 1mm. Nous avons noté 46% de cal vicieux métaphysaires ; pour le versant articulaire, nous avons noté un cal vicieux important dans 19% des cas. Les mauvais résultats étaient le plus souvent secondaires à un traitement par fixateur externe.

Discussion :

Le nombre des fractures chez le sujet âgé est en nette croissance. Ceci est expliqué d’une part par l’augmentation de l’espérance de vie et l’absence de prévention de l’ostéoporose, d’autre part par l’efficacité de la prévention des accidents de la circulation et de travail[7].

D’autre part l’incidence de la fracture de l’extrémité distale du radius est variable selon le sexe. Dans la littérature, on constate que ce type de fractures survient préférentiellement chez les patients de sexe féminin avec un sexe ratio de 4 femmes sur 1 homme [8]. Cette prédominance féminine est favorisée par l’ostéoporose chez les femmes ménopausées.

Le profil ostéoporotique est un élément prédictif de la survenue de ces fractures. L’extrémité distale du radius est le site le plus fréquent et le plus précoce de la survenue des fractures chez la femme ménopausée [9]. Pour Obert [10], le diagnostic de l’ostéoporose chez le sujet ayant une fracture de l’extrémité distale du radius est important pour le traitement et le pronostic. Le diagnostic est suspecté sur les radiographies standards par la visualisation d’une épaisseur corticale diminuée, une microarchitecture anormale. La confirmation se fait par une ostéodensitométrie qui montre une densité osseuse diminuée soit au stade d’ostéopénie soit au stade d’ostéoporose.

 

Les fractures à comminution métaphysaire et les fractures à fragment postéro interne sont des fractures le plus souvent retrouvées chez des personnes âgées ayant un os de qualité médiocre. Ces fractures sont le plus souvent secondaires à un mécanisme de basse énergie.

Le traitement de ce type de fractures surtout chez les patients ayant un os porotique est considéré comme un challenge au praticien pour l’obtention d’un bon résultat. Les publications de la dernière décennie sont en faveur d’un traitement par plaque antérieure même si les résultats à long terme n’ont pas montré leur supériorité mais le taux de complications est nettement diminué ainsi que la durée d’immobilisation.

Notre étude montre que l’ostéosynthèse par plaque palmaire donne un meilleur résultat radiologique dans les fractures des patients âgés de  plus de 60 ans avec moins de cals vicieux. Ces résultats sont conformes aux quelques études publiées sur ce sujet [11]. Une étude portant sur un traitement par plaque antérieure de 23 patients de plus de 75 ans ne retrouve aucune perte de réduction [12]. Une autre étude comparant les traitements par plaques et broches sur une série des patients de plus de 60 ans retrouvent significativement plus de perte de réduction de la bascule sagittale ou frontale [13].

L’étude de Kevin et al [14] a montré que les résultats ne différaient pas selon le traitementà 24 mois de recul. Les patients traités par la plaque ont une meilleure capacité à effectuer les activités de la vie quotidienne et la satisfaction et ont récupéré plus de force et de mouvement du poignet, mais à 6 mois post opératoire, tous les patients ont montré des résultats satisfaisants.

 

En effet, l’absence de parallélisme entre l’anatomie restitué et la fonction a longtemps gouverné le projet thérapeutique. Cependant cette notion ne peut être vraie que chez le vieillard à faible demande [15]. La restitution d’une anatomie quasi normale du poignet après une fracture de l’extrémité inférieure du radius est un objectif de tout praticien pour redonner au poignet sa fonction antérieure à l’accident.

La plupart des études recherchant une corrélation radio clinique ont analysé en détail la relation pouvant exister entre les différents indices radiologiques d’une part et les résultats fonctionnels d’autre part.

Selon Huard et al [16] les plaques antérieures permettent une réduction des fractures du radius distal à déplacement postérieur et plus particulièrement de la variance ulnaire de manière significative permettant d’éviter la principale des complications : la douleur de la radio-ulnaire distale. Les broches réduisent de manière significative la bascule sagittale et donnent un score de Herzberg meilleur.

Selon Young [17], la demande fonctionnelle des patients diminue avec l’âge. Il n’existe alors plus de corrélations radio-cliniques. Cet auteur a montré que les personnes avec  faible exigences fonctionnelles s’estiment satisfaits malgré un traitement orthopédique sans réduction anatomique parfaite contrairement aux travailleurs manuels par exemple.

Conclusion :

La fracture de l’extrémité distale du radius est une fracture fréquente surtout chez les patients ostéoporotiques. Malgré la fréquence de cette fracture et à cause d’une  grande variabilité de spectre lésionnel, le niveau de preuve concernant la meilleure fixation est bas. La prévention de l’ostéoporose est la meilleure solution afin de réduire la fréquence de ces fractures et améliorer l’état de l’os en cas de fracture pour une ostéosynthèse stable.

Conflit d’intérêt:

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

 

Figure 1 : Résultat des scores de Gartland et Werley, disabilitiesofthe arm, shoulderandhand (DASH) et de Herzberg selon le type d’ostéosynthèse

 

Figure 2 : mesures radiologiques en fonction du type d’ostéosynthèse

 

 

Plaque antérieure

Broches

Fixateur externe

Flexion (°)

67

63

50

Extension (°)

48

42

38

Pronation (°)

75

70

68

Supination (°)

70

68

70

Force de serrage

conservée

diminuée

Diminuée

 Tableau 1 : Les résultatscliniques : mobilité et force de serrage selon le type d’ostéosynthèse

 

Références

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  2. Laulan J, Bismuth JP, Clément P,Garaud P. Classification analytique des fractures de l’extrémité distale du radius : la classification ‹‹MEU». Chir Main. 2007 ;(26) :293–9.
  3. Gartland JJ, Werley CW. Evaluation of healed Colles’ fractures. J Bone Joint Surg (Am) 1951;33:895–907.
  4. Dubert T, Voche P, Dumontier C, Dinh A. Le questionnaire DASH : traduction française. Chir Main 2001;20:294–302.
  5. Herzberg G, Dumontier C. Symposium : les fractures fraîches du radius distal chez l’adulte. Rev ChirOrthop 2000;86(Suppl. 1):1585–8.
  6. Berger RA. The anatomy and basic biomechanics of the wrist joint. J Hand Ther. 1996;(9):84–93.
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  9. Cummings SR, Black DM, Nevitt MC. Bone density at various sites for prediction of hip fractures: the study of osteoporotic fractures. Lancet. 1993;(341):72–5
  10. Obert L, Blanchet N, Leclerc G, Huard S, Ghislandi X, Rochet S, et al. Comment je traite une fracture du radius distal ostéoporotique avec une plaque à vis verrouillée. In : Herzberg G, dir. Fractures articulaires du radius distal. Montpellier:Sauramps Medical; 2008. p. 153–65.
  11. Huard S, Blanchet N, Leclerc G, Rochet S, Lepage D, Garbuio P, Obert L. Fractures of the distal radius in patients over 70 years old:Volar plates or K-wires? Chirurgie de la main 29 (2010) 236–241
  12.  Orbay JL, Fernandez DL. Volar fixed-angle plate fixation for unstable distal radius fractures in the elderly patient. J Hand Surg [Am] 2004; 29(1):96–102.
  13. Jubel A, Prokop A, Andermahr J, Orth B, Rehm K. Functional outcome following fixed-angle volar plating or intrafocal K-wire fixation for extraarticular fractures of the distal part of the radius. Eur J Trauma 2005; 31(1):44–50.
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  15. McQueen MM, Caspers J. Colles’ fracture: does the anatomical result affect the final function? J Bone Joint SurgAm.1988;(70):649–51.
  16. S. Huard, G. Leclerc, P. Sergent, A. Serre, N. Gasse, D. Lepage, L. Jeunet, P. Garbuio, L. Obert. Distal radius fracture with dorsal displacement: Correlation between functional score, reduction quality and fixation. Chirurgie de la main 29 (2010) 366–372
  17. Young BT, Rayan GM. Outcome following nonoperative treatment of displaced distal radius fractures in low–demand patients older than 60 years. J Hand Surg. 2000; 25(1):19–28.